Zen et Thérapie

La voie du zen n’est pas une thérapie

Le zen nous libère de nos enfermements, mais ce n’est pas une thérapie. Si vous ressentez le besoin du suivre une thérapie, vous pouvez le faire en parallèle à la pratique de zazen.  

Ni séance de psychologie, ni technique de bien-être, ni technique de développement personnel, la voie du zen se situe au-delà des mots et du mental ordinaire.

Elle remonte à l’expérience de l’éveil que fit Bouddha Sakyamuni en Inde il y a 2600 ans.

Profondément touché par le problème de la souffrance, Bouddha Sakyamuni décida  de rester immobile en zazen tant qu’il n’aurait pas résolu les grandes questions existentielles qui affligent l’être humain. On dit que sa contemplation dura septs jours pour l’amener à l’éveil parfait.
C’est par la pratique de l’assise silencieuse qu’il s’éveilla à la nature profonde de la réalité et fut touché par la sagesse.

A la suite de son éveil, il  enseigna 40 années durant, nous invitant à pratiquer la voie qu’il avait découverte. Le zen se tient au-delà des discours et cette voie nous invite, dans le silence, à faire la même expérience d’éveil que le Bouddha historique, à travers notre propre corps et notre propre esprit. 

La pratique du zen est au delà des mots, au delà du discours et des enfermements !  Elle ne se focalise ni sur le moi, ni sur l’analyse. Elle propose de se centrer sur le corps, sur la respiration, et de s’ouvrir à toutes les existences. 

C’est une autre manière de voir : tourner son regard vers l’intérieur sans s’arrêter sur quoi que ce soit ! Dans ce regard, on ne prend pas le moi pour objet, il n’est pas pour autant nié ou  rejeté… 

Sans saisie ni rejet, l’esprit se dégage, se libère des attachements, il laisse la liberté à toutes choses…

bodhisattva Manjushri
Figure symbolique du bouddhisme, le bodhisattva Majushri, ayant dompté les démons du mental.

La méthode zen shikantaza

Zazen  est composé de deux kanji qui signifient « za »: assis et« zen » : contemplation(dyana en sanscrit).

Zazen est « shikantaza »:  simplement, uniquement, totalement assis, laissant passer toute chose, toute idée, toute recherche, émotion, volition… On observe simplement, on laisse passer… L’esprit se nettoie.

Notre plus grand souçi durant zazen devrait être la posture juste, l’unité du corps et de l’esprit, la transparence à toute chose…

Effacer toute tension inutile dans le corps, toute intention dans l’esprit… 

On ne médite pas sur un objet, sur nos souçis, on laisse apparaître les formations mentales sans s’en saisir, jusqu’à ce que le ciel se dégage … !

On retrouve de la sorte un esprit frais, un esprit neuf.  »

« Esprit zen, esprit neuf » (< cf.)

 

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