Le vent cesse, je vois tomber une fleur…

Un poème dit : « Le vent cesse, je vois tomber une fleur. L’oiseau qui chante me fait découvrir le calme de la montagne. »

Quand vous faites zazen, vous ne devriez pas essayer d’atteindre quoi que ce soit. Juste être assis dans le calme intégral de votre esprit sans vous fonder sur rien.

Garder le corps droit signifie ne se fonder sur rien.

Gardez simplement le corps droit sans vous pencher ni vous adosser. De cette manière vous atteindrez physiquement et mentalement le calme intégral.

Mais se fonder sur quelque chose ou essayer d’atteindre quelque chose ou essayer de faire quelque chose pendant zazen, c’est être dans la dualité, et non dans le calme intégral.

Nous devrions établir notre pratique là où il n’y ni pratique, ni illumination. Tant que nous pratiquons zazen là où il y a pratique et illumination, nous n’avons aucune chance de faire en nous-même la paix parfaite.

En d’autres termes, nous devons croire fermement en notre vraie nature !

Mais si vous essayez d’arrêter votre esprit ou de transcender votre activité consciente, ce ne sera pour vous q’un fardeau de plus… Laissez tout tel que c’est. Alors les choses ne resteront pas si longtemps dans votre esprit. Elles viendront naturellement, et s’en iront naturellement, c’est tout. Finalement, votre esprit restera assez longtemps clair et vide.

« Essence de l’esprit », « esprit originel », « visage originel », « nature de Bouddha », « vacuité », tous ces termes expriment le calme absolu de l’esprit.

Dogen zenji disait :  » Etablissez votre pratique au milieu de votre illusion ». Même si vous pensez être dans l’illusion, votre esprit pur est là.

Shunryu Suzuki Roshi. « Esprit zen, esprit neuf », Extraits