Poème du maître zen Ryôkan (1758 – 1831 )

Je connais beaucoup d’hommes en ce monde qui sont avides de ceci ou de cela…

Ils sont comme des vers à soie aveugles, emprisonnés dans leurs cocons.

Tout à leurs désirs insatiables pour cet univers mondain, ils perdent leur liberté et détruisent leur cœur et leur corps.

Années après années, leur bonté innée perd sa force et plus le temps passe plus ils s’enracinent dans leur folie.

En un instant ils brisent leur voyage vers l’éternité.

                                                                                            Ryôkan