Les valeurs du zen

La voie du zen et ses valeurs

Posture de zazen Lorsqu’on débute le zen, l’accent est toujours mis sur la pratique de zazen : la posture assise.

Celle-ci doit être correctement adoptée : le dos droit, la respiration ample, laisser passer les pensées comme les nuages disparaissent dans le ciel, puis reviennent … C’est la racine.

Mais bien entendu, la pratique du bouddhisme zen ne se limite pas à la posture assise, elle a de multiples facettes.

Par exemple en zazen, la concentration ou la sagesse qui apparaissent nous portent vers l’action juste, la clarté d’esprit,  l’ouverture du cœur…  A l’inverse, sans l’esprit d’empathie, la sagesse peut être confondue avec une morale abstraite et déconnectée, ne donnant que des fruits amers et déssèchés.

Le bouddhisme offre un ensemble doctrinal riche, mais les enseignements par les mots ne sont pas suffisants : le bouddhisme ou le zen est avant tout une façon de vivre, qui nous montre comment accorder notre vie à l’éveil de notre soi authentique.  

L’enseignement et la pratique du bouddhisme doivent donc être compris dans un sens très large. Dans la réalité de notre vie quotidienne, de multiples aspects s’interpénètrent.

Ainsi dans l’école du zen comme dans tout le bouddhisme mahayana, nous ne sommes pas seulement encouragés à pratiquer la méditation assise, le zazen, mais tout aussi bien les six « vertus illimitées » ou « paramita » que sont le don, la patience, l’effort, l’ethique, la méditation et la sagesse.  Ces pratiques sont autant d’entrées dans la voie du Bouddha, elles s’interpénètrent et se suscitent l’une l’autre. Faire fi de cette dimension éthique dans notre pratique du zen, c’est inmanquablement se fourvoyer.

Directement ou indirectement, dans notre tradition, les bouddhistes sont des moines ou des adeptes laïques, mais tous sont des « Bodhisattva », c’est-à-dire des êtres qui aspirent à l’éveil pas seulement pour eux-mêmes,  mais dans l’espoir d’en faire profiter toutes les existences. Le Bodhisattva vit guidé par le vœu d’aider tous les êtres à s’éveiller.  Cette dimension est illimitée.

Les Six Paramita (Lien)

Les trois trésors

L’éthique, les préceptes

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Le filet d’Indra : une métaphore qui illustre l’esprit de notre pratique.

L’analogie du « Filet d’Indra » peut nous aider à comprendre la nature sans limite de notre pratique, la nature de la vacuité.

Le filet d’Indra est un filet où chaque intersection est formée par des fils invisibles. A chaque intersection, il y a une « perle de conscience » et chaque perle se reflète dans toutes les autres perles…  Inversément, chaque  perle contient la réflexion de toutes les perles… Et cela à l’infini.

Comme les fils ne sont pas apparents, par ignorance, on ne réalise pas que tous les éléments de ce filet influencent tous les autres éléments.

Si par contre nous réalisons ce caractère profond de la réalité, nous sommes portés à lui donner le plus grand soin, la plus grande attention, le plus grand respect.

Cette allégorie témoigne de la pleine conscience ou de la vision profonde dans le bouddhisme, et de l’importance des préceptes.

 

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